Bureau Assistance Technique Prévention Incendie

Principes des Détecteurs

 Formations: Être coordinateur SSI

 

DETECTEURS:

PRINCIPES ET EVOLUTION:

- Une installation de détection automatique d'incendie doit d'abord détecter le plus vite possible (sensibilité) un (phénomène physique d'incendie) : c'est l'alarme précoce. Puis transmettre fidèlement cette information d'alarme pour attirer l'attention de l'exploitant (fiabilité). Elle doit également ne pas réagir à des phénomènes semblables (discrimination) tout en restant stable dans son environnement et en signalant immédiatement tout dysfonctionnement.


Détection d'un foyer d'incendie:

- A chaque phénomène physique produit par la combustion d'un corps correspond une catégorie de détecteurs.
- Pendant la phase couvante de l'incendie, des aérosols de combustion puis des fumées plus ou moins claires sont produits. Leur détection est effectuée par des détecteurs ioniques et des détecteurs optiques de fumées.
- Pendant la phase ouverte de l'incendie, flammes et chaleur apparaissent. Leur détection est effectuée par des détecteurs de flammes (rayonnements infrarouge et ultraviolet) et de chaleur (rayonnement thermique).


Utilité et avantages :

- L'intervention qui suit une exploitation rapide d'une alarme précoce, est facilitée.
- En effet, l'intervenant est confronté à un feu naissant.
- Les moyens de secours présents sur le site, normalement appropriés, extincteurs ou RIA en règle générale, permettent une extinction aisée, sous réserve de la manœuvre efficace de ceux-ci.
- La détection permet également de remplacer la surveillance humaine exercée par des rondes par une surveillance automatique (MS 56 §1) partielle (locaux à risques par exemple) ou généralisée à la totalité du bâtiment.
- Enfin, pour les SSI de catégorie A, la détection automatique d'incendie permet la mise en sécurité automatique (évacuation, compartimentage et désenfumage notamment) d'une zone préalablement déterminée.


QUELLE TYPES DE DETECTEUR :

Principe de fonctionnement et inconvénients d'emploi:


- En règle générale, les détecteurs sont composés d'un capteur qui mesure un paramètre et le transforme en signal électrique exploitable, d'une partie traitement qui analyse les informations délivrées par ce capteur et fait la distinction entre les 3 états (veille, alarme et dérangement), d'une partie transmission de l'information représentative des 3 états de veille, d'alarme et de dérangement vers un tableau de signalisation à localisation d'adresse de zone ou conventionnel.


Détecteur ionique de fumées:

- Dans le détecteur ionique de fumées, la partie traitement est composée d'une chambre à ionisation avec 2 électrodes dont l'une est une source radioactive alpha (Américium 241).
- Cette source ionise les molécules d'air. Un déplacement d'ions assimilable à un courant électrique se constitue alors. Des particules de fumées pénétrant dans cette chambre modifient ce courant et font donc passer le détecteur en « alarme feu ».
Comme la chambre d'analyse est constamment en contact avec l'ambiance à surveiller, il faut donc dépoussiérer régulièrement ces détecteurs (on parle alors de reconditionnement).

Détecteur optique ponctuel de fumées:

- Le détecteur optique ponctuel de fumées est constitué d'une diode qui émet un rayon lumineux, d'une cellule réceptrice sensible à la lumière, d'une chambre de mesure autorisant l'accès aux fumées mais non à la lumière extérieure et d'un écran qui empêche, en l'absence de fumées, la cellule réceptrice de recevoir les rayons lumineux provenant de la diode émettrice.
- Quand les fumées constituées de fines particules entrent dans la chambre de mesure, il y a variation de la lumière reçue. Le détecteur passe alors en « alarme feu ».


- Il y a un double risque lié à la poussière pour les détecteurs optiques, dépôt de poussières sur la diode émettrice ou sur la cellule de réception et déclenchement intempestif dû à des poussières ayant la taille de particule de fumées. Rappelons également que la présence d'humidité dans l'air de la chambre d'analyse rend le détecteur beaucoup moins sensible, que des lumières parasites peuvent provoquer des alarmes intempestives et que les courants d'air diluent la fumée et donc la sensibilité du détecteur.

Détecteur optique linéaire de fumées:

- Le détecteur optique linéaire de fumées est composé de deux parties, soit d'un émetteur et 'd'un récepteur, soit d'un émetteur / récepteur et d'un réflecteur.
- En l'absence de fumées ou d'autres particules, le faisceau lumineux arrive au récepteur avec une certaine puissance. Le récepteur, qui mesure la puissance reçue, passe en alarme lorsque la puissance reçue est inférieure à un certain seuil. La portée d'un tel détecteur peut aujourd'hui atteindre plus de 100 mètres.
- Il doit nécessairement être installé sur des supports très rigides et très stables. Il faut veiller tout particulièrement à son alignement et vérifier qu'aucun obstacle physique ne puisse venir couper le faisceau entraînant ainsi la mise en dérangement du détecteur.
- La vapeur d'eau, les courants d'air chauds, l'empoussièrement de l'émetteur, du récepteur ou du réflecteur et le passage d'un nuage de poussières traversant le faisceau peuvent atténuer sa puissance et donc provoquer une alarme intempestive.

Détecteur thermostatique ponctuel:

- Le détecteur thermostatique ponctuel passe en alarme lorsque la température ambiante dépasse le seuil de température d'alarme choisi par le constructeur.
- Il fonctionne soit par analyse électronique, soit par dilatation de gaz.
- Inconvénient de ce détecteur, une température en dessous du seuil d'alarme ne déclenche évidemment pas d'alarme. Il n'est donc pas approprié dans des volumes où des feux couvants se développeront d'abord.
Détecteur thermovélocimétrique
- Le détecteur thermovélocimétrique analyse la vitesse d'élévation de la température et passe en alarme si celle-ci dépasse un certain seuil. Ce type de détecteur possède également la fonction thermostatique.
- L'empoussièrement, une activité humaine induisant une ambiance chaude peuvent provoquer des alarmes intempestives.


Détecteur de fumée de très haute sensibilité:

- Le détecteur de fumée de très haute sensibilité est de type multiponctuel. Il possède une chambre d'analyse, un réseau d'aspiration constitué de tubes pour la captation et le transport des différentes ambiances à analyser.
- Très sensible et autorisant une détection encore plus précoce, il est capable de détecter d'infimes quantités de fumées, imperceptibles parfois même pour l'homme.

- Les « salles blanches» où l'atmosphère doit être maintenue très propre, constituent son terrain de prédilection. Actuellement deux technologies se partagent le marché: le détecteur optique à lampe au xénon et le détecteur à technologie laser.

 

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